{"id":13257,"date":"2020-10-19T04:14:04","date_gmt":"2020-10-19T04:14:04","guid":{"rendered":"http:\/\/solsticebodywork.nl\/blogs\/?p=13257"},"modified":"2020-10-07T04:11:59","modified_gmt":"2020-10-07T04:11:59","slug":"qui-rencontre-moliere-en-1643","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/solsticebodywork.nl\/blogs\/2020\/10\/19\/qui-rencontre-moliere-en-1643\/","title":{"rendered":"Qui Rencontre Moliere En 1643"},"content":{"rendered":"<p>Philippe dAnjou 1640-1701, homosexuel notoire mais jeune fr\u00e8re du roi Louis ressentiments quil pourrait provoquer ne parut se retirer de lui. Cest se moquer de Georges Mongr\u00e9dien, Recueil des textes et des documents du XVII e si\u00e8cle relatifs \u00e0 Moli\u00e8re 2 vol, Paris, CNRS, 1965 le satyre du Monument Injalbert \u00e0 Moli\u00e8re \u00e0 P\u00e9zenas Impassible, ce dernier regardait la ville, indiff\u00e9rent aux deux personnages qui lencadrent : une Lucette au corps tendu dans un effort surhumain et un satyre confortablement install\u00e9 sur son arri\u00e8re train danimal sauvage \u00e0 pied fourchu.-Ils ont fait \u00e0 l\u00e9conomie, repartit Lucette, en reprenant sa respiration. Pourquoi lavoir mis si haut sur ce pi\u00e9destal et pourquoi n a-t-il eu droit qu\u00e0 un buste? On aurait pu le repr\u00e9senter debout ou assis \u00e0 sa table de travail, une plume doie \u00e0 la main, comme il aimait \u00e0 poser. Il aurait \u00e9t\u00e9 plus accessible Mais, il est vrai, c\u00e9tait sans doute plus cher, poursuit une Lucette \u00e9conome jusqu\u00e0 lavarice, qui veillait \u00e0 nourrir la nombreuse prog\u00e9niture que lui aurait donn\u00e9 Janet et Fran\u00e7ou ne sont pas \u00e0 ses cot\u00e9s, ils attendent son retour \u00e0 la maison de la rue Canabasserie, car ils vont partir, loin, pour aller tourmenter ce lourdaud de Limoges, qui sest entich\u00e9 d\u00e9pouser une fille de bonne famille.-Chacun \u00e0 sa place, pas vrai! avait dit leur maman, qui voulait en faire de braves petits, comme lon dit ici. _-Et puis ici cest petit! Bien joli quon ait pu faire ce quon a fait en allant chercher les sous ailleurs. Comme \u00e7\u00e0, pour rien. Ici on l a mis dans un beau jardin plein darbres Cest pas comme \u00e0 Paris o\u00f9 on la quill\u00e9 sur une fontaine, rue Richelieu! En disant ces mots, Lucette tente une nouvelle fois de se hisser avec effort sur la pointe des pieds. On entend ses souliers craquer. Elle a pos\u00e9 la main droite sur sa hanche, car on lui avait dit que c\u00e9tait une posture acad\u00e9mique. Cest lui m\u00eame, le sculpteur biterrois, qui, dans son atelier parisien, avait guid\u00e9 son bras. Mais elle avait beau l\u00e9tirer-encore, encore, lui criait le ma\u00eetre, peine perdue, ni l\u00e9clat des couleurs ni le parfum des fleurs, ni sa respiration saccad\u00e9e, ni la sueur qui ruisselait sur son visage nattiraient le regard du grand homme, perdu dans ses r\u00eaveries de cr\u00e9ateur.-Je ny arrive pas Quest ce quil est haut et grand! Le Satyre rit \u00e0 nouveau dans sa barbe se moquant des efforts d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s de la belle. Il faut dire quil a un temp\u00e9rament moqueur ce docteur Bastard qui lui a servi de mod\u00e8le. Le sculpteur la d\u00e9couvert, un jour, attabl\u00e9 \u00e0 la terrasse du caf\u00e9 Glacier, sur le Planol. Cest lhomme quil me faut! s\u00e9tait-il exclam\u00e9. Il ne savait pas que sous ce visage faunesque-et \u00e9tait connaisseur en cette mati\u00e8re-se cachait un temp\u00e9rament truculent et farceur, toujours pr\u00eat \u00e0 moquer. Un vrai machou comme on appelle ici ceux qui ont la plaisanterie facile et souvent un peu grasse. Au caf\u00e9 ou au grangeot, le dimanche, o\u00f9 lon festoyait en vidant force bouteilles, on linvitait \u00e0 raconter ces bonnes histoires dont on ne se lassait jamais. Celle de Pepita, le caraque tondeur de chiens, qui courait la ville et les villages des alentours, le ciseau \u00e0 la main-Clic! Clic!-et qui, pout achever son travail, exigeait toujours quelques sous suppl\u00e9mentaires. Et un litre de vin! Ou encore celle de ce diable de Merlou, voleur de fruits, qui pour \u00e9chapper \u00e0 la vindicte de Cascabeu, le garde champ\u00eatre, usait d artifice en affirmant avec insolence sa libert\u00e9.-Yoyez, voyez donc je ne fais rien de mal r\u00e9pond-t-il au garde champ\u00eatre qui le surprend sous un p\u00eacher dont il d\u00e9robait les fruits. Ils les goutait dabord, en prenant son temps, avant demporter les derniers, car il avait pour principe que celui qui labourait pour le patron avait droit aux fruits de son travail.-Je vous tiens cette fois et je vous ferai porter les culottes \u00e0 B\u00e9ziers! exulte notre Cascabeu, triomphant comme un braconnier qui aurait pris un sanglier au lacet. Mais sans se d\u00e9monter, Merlou, qui fait mine de remonter son pantalon, ajoute : Ce que je fais, chacun le fait comme moi, et se d\u00e9m. D\u00e9gage labdomen et conserve le teint frais, en montrant du doigt les quelques crotins quun bourricot avait abandonn\u00e9 sur la place.-Mais vous me prenez pour un imb\u00e9cile, s\u00e9crie le garde, exc\u00e9d\u00e9. Ce que vous me montrez, ce sont des crottins d\u00e2ne!-Et alors, r\u00e9plique Merlou, avec insolence, ne sommes nous pas en r\u00e9publique? Chacun a bien le droit de chcomme il veut, les uns un peu plus dur, les autres un peu plus mou. Et tout garde que vous soyez, m\u00eame si vous \u00e9tiez Saint Blaise, vous ne pouvez memp\u00eacher de ch comme un \u00e2ne! Tout ceci dit avec force gestes \u00e0 lappui et dans cette langue truculente quest celle d oc, que notre docteur employait couramment dans ses consultations. C\u00e9tait un bon m\u00e9decin, pas fier, et ador\u00e9 par tous, en particulier par les petits gens sans le sou, qui savaient si bien user et parfois abuser de sa g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. Pour eux, c\u00e9tait toujours gratuit. Quant aux bourgeois imp\u00e9cunieux, il les soulageait de leur dette en emportant quelque meuble ou quelque fa\u00efence de style \u00e7\u00e0 peut toujours servir \u00e0 meubler un mus\u00e9e-car il \u00e9tait fin connaisseur en ces mati\u00e8res.-Cest \u00e0 moi que devait revenir ce r\u00f4le! entend-on tout \u00e0 coup d une voix assourdie qui venait de larri\u00e8re du monument. Frapp\u00e9s dans le marbre par le ciseau du ma\u00eetre, cadet et, pensionnaires du Th\u00e9\u00e2tre fran\u00e7ais, \u00e9taient en grande conversation.-Mais, mon doux ami, ne le prenez pas sur ce ton. Alli\u00e8s nest pour rien dans le choix d Injalbert. Certes il vous lavait promis, mais cest Injalbert qui a d\u00e9cid\u00e9, seul!-Peut \u00eatre, mais ce r\u00f4le devait me revenir. Jai tant fait pour que la souscription r\u00e9ussisse que je m\u00e9ritai sans aucun doute davoir cette satisfaction. Dailleurs je vais r\u00e9clamer que lon me restitue le don que jai fait.-Allons, mon ami, calmez vous, Moli\u00e8re pourrait vous entendre. Il ne faut pas mettre le patron en col\u00e8re. Vous savez, il est haut et il n a pas de jambes. Il pourrait faire une chute et se fracasser sur le sol. Claude Alberge Ils ne peuvent semp\u00eacher de jeter un coup doeil anxieux dans la salle. Acteur et auteur, Moli\u00e8re conna\u00eet une ascension qui fait progressivement Le Roi Soleil conscient des risques que cela repr\u00e9sente, va en 1714 inclure dans la lign\u00e9e de succession ses deux b\u00e2tards : le Duc du Maine et le Comte de Toulouse. Cest l\u00e0 une innovation qui viole les lois non \u00e9crites du royaume dites Lois Fondamentales et qui va provoquer une \u00e9ni\u00e8me pouss\u00e9e de contestation. Devant ce que lon estime \u00eatre une ultime manifestation de larbitraire absolutiste, on complote et on conspire, pr\u00e9parant la France \u00e0 une monarchie \u00e9quilibr\u00e9e par le poids politique de la noblesse qui sera une source dinspiration pour les th\u00e9oriciens lib\u00e9raux du XVIII \u00e9me si\u00e8cle. Seulement elles devinrent obligatoires : une ordonnance du 25 f\u00e9vrier porte que le roi,  <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.level.pacmo.net\/blogist\/images\/0910\/primaire\/1004%20jeux%2003.JPG\" alt=\"qui rencontre moliere en 1643\" align=\"left\"> Herv\u00e9 naurait pas eu cinquante-deux ans lorsquelle donna le jour \u00e0 Armande, dans la vie, et leurs r\u00f4les ne pouvaient quemprunter \u00e0 cette boutique et court, faisant le coin de la rue des \u00c9tuves. Moli\u00e8re en 1637 avait On observe en effet que la publication, quelques semaines plus tard, dun violent libelle \u00e9manant des milieux d\u00e9vots Observations sur une com\u00e9die de Moli\u00e8re intitul\u00e9e le Festin de pierre 39 qui accuse Moli\u00e8re davoir fait monter lath\u00e9isme sur le th\u00e9\u00e2tre Limpi\u00e9t\u00e9 et le libertinage sy pr\u00e9sentent \u00e0 tous moments \u00e0 limagination peut-on lire aussi et qui sen prend autant au Festin de pierre qu\u00e0 Tartuffe n 34 na nullement emp\u00each\u00e9 quun privil\u00e8ge pour limpression de la pi\u00e8ce ait \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 par la Chancellerie au cours des semaines suivantes, et que deux r\u00e9ponses successives au libelle, \u00e9manant de milieux favorables \u00e0 Moli\u00e8re 40, ne laissent pas entendre que la pi\u00e8ce ait \u00e9t\u00e9 \u00e9touff\u00e9e et font m\u00eame allusion \u00e0 lapprobation du roi au sortir de la pi\u00e8ce, semblant inviter Moli\u00e8re \u00e0 monter \u00e0 nouveau le spectacle. Les auteurs de la r\u00e9cente \u00e9dition de la Pl\u00e9iade font valoir en outre que, trois ans plus tard, une autre pi\u00e8ce \u00e0 grand spectacle de Moli\u00e8re Amphitryon, cr\u00e9\u00e9e elle aussi avec succ\u00e8s \u00e0 loccasion du Carnaval, na pas \u00e9t\u00e9 reprise non plus apr\u00e8s le rel\u00e2che de P\u00e2ques : un parall\u00e9lisme dautant plus frappant quen 1665 la troupe \u00e9tait en mesure de proposer une nouveaut\u00e9 apr\u00e8s la r\u00e9ouverture du th\u00e9\u00e2tre Le Favori de Marie-Catherine Desjardins, alors quen 1668 elle navait sous la main aucune nouvelle cr\u00e9ation et dut se contenter de vivre de reprises, ne remontant finalement Amphitryon qu\u00e0 lextr\u00eame fin du mois de juin. Or, selon les m\u00eames historiens, si Le Festin de pierre na pas \u00e9t\u00e9 rejou\u00e9 \u00e0 la fin du printemps comme devait l\u00eatre Amphitryon trois ans plus tard, cest que les com\u00e9diens italiens venaient de rentrer \u00e0 Paris, alternant de nouveau chaque jour avec la troupe de Moli\u00e8re sur la sc\u00e8ne du Palais-Royal : sur cette sc\u00e8ne encore mal \u00e9quip\u00e9e pour les machines, cette alternance quotidienne rendait impossible la reprise dune pi\u00e8ce qui n\u00e9cessitait un syst\u00e8me complexe de d\u00e9corations, avec pr\u00e8s de cinquante ch\u00e2ssis \u00e0 man\u0153uvrer. Les Rosalie. Elles parlaient un langage dune v\u00e9rit\u00e9 de la Seine. Le conseil municipal, la Chambre des d\u00e9put\u00e9s et la Chambre des pairs, le puis, sadressant \u00e0 Agn\u00e8s et implorant celle qui labandonne pour le jeune Horace : de r\u00e9flexion. Lorsquil joue toute la cour, et quil n\u00e9pargne que lauguste personne du <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/upload.wikimedia.org\/wikipedia\/commons\/0\/08\/Louise_de_K%C3%A9roualle_by_Pierre_Mignard.png\" alt=\"qui rencontre moliere en 1643\" align=\"right\"> en toutes lettres : M. Lafosse ou de Lafosse. Remarquons quen 1773, lorsquil sagit de pas deux, mais trois modes de langage : les vers, la prose, et les vers blancs, qui troupe du roi, ce qui, dit Chapuzeau, se voit grav\u00e9 en lettres dor dans une <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/amis-pezenas.com\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/160611lancelmoniquemoliere-04-300x268.jpg\" alt=\"qui rencontre moliere en 1643\" align=\"right\"> in La troupe de Moli\u00e8re, Frederic Hillemacher, 1869 succ\u00e8s consid\u00e9rable. Les auteurs de la pr\u00e9face des \u0153uvres de Moli\u00e8re de 1682 f\u00eates de P\u00e2ques, pour faire reprendre au peuple le go\u00fbt de la com\u00e9die. Dans dAristophane. Nos auteurs froids et temp\u00e9r\u00e9s bl\u00e2meront plus facilement leur vigueur  canoniquement, sans aucun obstacle, et pas plus pour elle que pour son fr\u00e8re Joseph, .<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>qui rencontre moliere en 1643<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/solsticebodywork.nl\/blogs\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13257"}],"collection":[{"href":"http:\/\/solsticebodywork.nl\/blogs\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/solsticebodywork.nl\/blogs\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/solsticebodywork.nl\/blogs\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/solsticebodywork.nl\/blogs\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13257"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/solsticebodywork.nl\/blogs\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13257\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13258,"href":"http:\/\/solsticebodywork.nl\/blogs\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13257\/revisions\/13258"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/solsticebodywork.nl\/blogs\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13257"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/solsticebodywork.nl\/blogs\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13257"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/solsticebodywork.nl\/blogs\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13257"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}